Le principal commissariat de Tokyo. Immense. Tout de verre revêtu pour l'extérieur et de pierre froide pour les geôles intérieures servant aux gardes à vue avant le transfert pour procès ou vers le pénitencier. Dans les étages supérieurs se trouvent les bureaux du commissaire et des inspecteurs, les simples policiers exercent quant à eux leur talents à l'accueil plus bas ou leur dons de diplomates au contact de la rue elle-même.
Regroupant à la fois les affaires civiles et pénales, le tribunal est une bâtisse austère qui semble avoir été taillée dans la pierre d'un seul bloc et tout droit sortie des entrailles de la terre. Sol en marbre où résonnent les pas de ceux qui attendent le verdict, colonnes antiques ajoutant au poids du temps qui s'écoule sous la voûte de granit... tout ici donne l'impression d'étouffer et l'envie de s'échapper. Les salles d'audience à l'atmosphère solennelle sont toujours - ou presque - pleine et les Shingiin peuvent bien souvent y faire démonstration de leur talents d'orateurs.
L'université fleuron de la nation. On y entre après un examen de passage des plus ardus, de sorte que seul le mérite en ouvre les portes. En théorie. Les fils et filles de bonnes familles - la valeur se comptant en ce monde plus en billets qu'autre chose - y ont d'office leur place réservée par le jeu des influences. Des bourses sont allouées aux étudiants moins aisés mais ils doivent souvent travailler en dehors. Un vivier de premier choix pour la prostitution par exemple.
Ici encore plus qu'ailleurs, l'argent est roi. C'est aussi la signification du nom de ce quartier, place forte des marchés financiers. Traders, banquiers, notaires. Le petit monde de la finance engoncé dans des costumes trois pièces taillés sur mesure se fait des ronds de jambes dans les building qui sortent de terre comme des champignons. Et les Yakuza profitent allègrement de tout ce petit monde source de revenus en tout genres. Quelques sièges de sociétés y sont également implantés. Tensui et associés