Okane Iori ~tanjû no me~

  Age : 21 Inscrit le : 14 Mar 2007 Messages : 417 Age du protagoniste : 27 ans Identité Rang: Shatei-gashira Yens: 10 000 000 Santé:
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| Sujet: Re: Au son d'une bougie Sam 3 Mai - 0:40 | |
| Iori se sentait pointé du doigt et acculé de toute part. Depuis l’arrivé du Shigiin du rattaché au clan Sensu, les choses se sont quelque peu précipité. L’angelot, si elle pouvait se permettre d’appeler l’avocat fraichement débarqué ainsi ne faisait pas son âge. Il ressemble plus à une de ces stars du Jrock que la petite Sora lui faisait écouter, androgyne, l’air maigrelet. Cependant la finesse et les traits de son visage ne pouvaient déplaire, Iori reconnue qu’il avait un certain charme.
La Shatei-Gashira dans toute sa grâce se releva et observa la salle, replaça sa mèche rebelle derrière son oreille et s’exclama.
« Je ne voudrais point être une gêne pour vos affaires. Cependant je voudrais ajouter ceci. »
Elle regarda franchement Sawada-dono.
« Ils se sont déjà mis à bougé. »
Mystérieuse et énigmatique, cette réplique était destinée à leur faire fonctionner les méninges. Iori savait de qui elle parlait, elle n’avait pas envie d’en dire plus car pour elle c’était clair et pour eux aussi sa devrait l’être. Car après tout leur ennemi commun ne pouvait se faire oublier de la sorte, bien qu’officiellement cet ennemi ne resterait pas là sans rien faire et attendre que Sawada se charge de renflouer la famille.
*Que les choses sont prévisible.*
De sa propre expérience Iori savait qu’il ne fallait pas trop faire voir de se qu’elle ressentait dans son travail. Après tout elle est l’ambassadrice de Jumoku-dono, toutes les paroles qu’elle à prononcé sont la prolongation de ces propres mots. Informer et aidé la famille en danger ne la regardait plus, elle avait décidément fait assez d’ingérence dans les affaires des Sensu et donc décida de se retiré.
Encore une fois Iori regarda l’assemblée présente dans la salle, des personnes compétente et confiante dans ce qu’elle accomplissait, c’est ce qu’elle peut voir en ce moment. La Shatei-Gashira trouvait dommage qu’ils soient dans cette situation plus que honteuse et humiliante.
La jeune femme s’inclina poliment et avec respect elle s’adressa à la populace.
« Je vous remercie de votre hospitalité, sachez qu’il sera rapporté le moindre mot de ce qui a été dit en ces lieux à Jumoku-dono. »
Elle en avait fini pour aujourd’hui, délicatement elle tourna les talons et d’un pas gracieux se dirigea vers la porte. Porte qu’elle ouvrit et une fois passé l’arche referma celle-ci qui ferait qu’elle ne soit plus dans la confidence du clan Sensu. Iori poussa un soupir d’apaisement, la tension était forte. Maintenant la yakuza se dirigea presque tout de suite après vers la sortie où sa voiture et son chauffeur l’attendait.
[==> Chattes Noir _________________
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Sakurada Makoto Sakura

Inscrit le : 28 Mar 2008 Messages : 53 Age du protagoniste : 25 années et des poussières Identité Rang: Wakagashira Yens: 10 000 000 Santé:
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| Sujet: Re: Au son d'une bougie Lun 5 Mai - 19:49 | |
| Après avoir salué Tensui-san lors de son entrée, Makoto se rassit et reprit sa tasse en main, la chaleur de celle-ci sur l’épiderme de sa paume lui faisant du bien; elle observa du coin de l’œil l’avocat se faire servir du thé par Sawada-san et s’excuser de son retard. La wakagashira dressa ensuite l’oreille, attentive. « Malheureuses ? » Elle espérait qu’il ne parlait pas du procès en cours de Sensu-dono, car si même Tensui-san en personne ne pouvait rien faire pour la défense de leur Oyabun, on ne verrait plus la tête de ce dernier avant bien longtemps. Le jeune homme poursuivit son discours, la sortant légèrement de ses pensées; il demandait un résumé de ce qui avait été dit en son absence, et venait, ayant en un clin d’œil compris la raison de la venue d’Okane-san, de confirmer lui aussi ce qui s’était dit en son absence: l’offre du clan Jumoku, bien qu’honorable (dans les apparences du moins) avait été refusée. Sakurada eut un sourire mental satisfait et se cala plus confortablement sur le coussin sur lequel elle était assise, se préparant pour une nouvel phase de « l’affrontement » verbal entre les participants. Trois contre un, c’était inégal, mais trois en difficulté et un qui pouvait parfaitement tirer bénéfice de la faiblesse momentanée des autres, si toutefois on pouvait parler de faiblesse. Le tout était de jouer habilement, un pas en avant, une esquive, une contre-attaque; et tout le monde se devait de maîtriser cet art, au sein des têtes pensantes d’un clan.
Car l’horloge égrenait les secondes et tout se poursuivait, inexorable et mesquin, comme dans une grande comédie théâtrale… Sawada-san mit ensuite fin à l’entretien, congédiant avec politesse mais avec une retenue qui voulait tout dire Okane-san. En fin de compte elle se voyait renvoyée comme un vulgaire laquais, en exagérant bien sûr, mais sans avoir obtenu du tout ce qu’elle désirait. Elle semblait d’ailleurs avoir été quelque peu intriguée par l’apparence de Tensui-san; mais bien heureusement on ne s’arrêtait pas vraiment, au sein du clan Sensu, à ce genre de détail: tant qu’une personne était efficace, son genre n’importait qu’un minimum. Makoto elle-même, si l’on faisait exception de son corps, avait tout juste l’air de sortir de l’adolescence avec sa coupe de cheveux en pétard. Le dernier mot d’Okane-san, il fut pour Sawada, et ce fut une mise en garde. Bien sûr la wakagashira n’en avait pas perdu une miette mais elle ne cilla même pas; ce point là de la conversation avait été déjà abordé et pour elle, clos. La famille Sensu n’était pas un groupe qui se dégonflait à la première menace extérieure, et heureusement, sinon ils n’auraient pas tenus bien longtemps. Certes ils s’étaient fragilisés ces derniers temps, mais le sentiment de solidarité et la cohésion interne face à cet événement n’en était que plus forte; on travaillait activement pour se sortir de ce mauvais pas et, dans le pire des cas…Sawada-sama était là. Makoto se leva et s’inclina pour saluer une dernière fois Okane-san, qui dressait sa callipyge silhouette presque avec déconvenance dans la pièce d’un enrageant classicisme.
"Le clan Sensu vous remercie également en mon nom, Okane-sama. Nous avons été ravis de vous accueillir ici, et nous rendons honneur à l’intérêt que vous nous portez, vous et Jumoku-dono."
Merci et au revoir, aller ouste, je ne sais pas pourquoi ni comment c’est même la première fois que ça me le fait mais tu me déranges avec ta beauté. Bizarre non ? Oui, ça n’avait pas cessé de titiller Sakurada pendant tout l’entretien, la perturbant; à croire que toutes les personnalités possédaient un fort charisme, ce qui à la réflexion était parfaitement logique…mais là c’en était trop, elle avait été déconcertée et presque éblouie. Qu’allait-il s’en suivre ? Okane-sama sortit, altière, sa cascade de cheveux moirés glissant dans son sillage en renvoyants des reflets liserés, et le calme retomba d’un coup sur la pièce, un silence presque inhabituel qui régnait, plein de sentiments cachés et de désirs inavoués, seul témoin de la scène... Makoto attendit quelques secondes, pour l’usage, et se tourna ensuite vers Tensui-san. Elle venait de finir sa tasse de thé et dans le récipient, une petite flaque vaguement verdâtre oscillait avec indolence, comme une pendule dans sa caisse, inexorable…
"Tensui-san, comment allez-vous ? J’ose espérer que vous êtes porteur de bonnes nouvelles. Comment se présente la défense de Sensu-dono à cette heure ?" _________________
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